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Constantin REY (ID GO Management) – Surchauffe des bâtiments: agir à la source

Publié le : 7 avril 2026

À l’occasion du REM SWISS 2026, nous avons interrogé Constantin Rey, ingénieur et conseiller chez ID Go Management, sur les solutions concrètes pour limiter la surchauffe des bâtiments.

Son message est sans ambiguïté : la solution la plus efficace est souvent la plus sous-estimée — agir à la source, en réduisant les apports solaires.

Comprendre avant d’agir

La surchauffe d’un bâtiment ne repose pas sur une cause unique. Elle résulte d’un ensemble de facteurs qu’il est essentiel d’identifier précisément : l’orientation du bâtiment, la proportion de surfaces vitrées, notamment sur les façades sud-ouest, l’absence ou l’inefficacité des protections solaires, ou encore les usages liés à l’exploitation du bâtiment.

Chaque situation étant spécifique, c’est cette compréhension fine qui permet de proposer des réponses adaptées.

Des solutions passives souvent sous-exploitées

Limiter la surchauffe ne passe pas nécessairement par des équipements techniques complexes. Plusieurs leviers passifs peuvent être mobilisés de manière complémentaire : réduction des surfaces vitrées sur les façades les plus exposées, intégration de protections solaires fixes comme des balcons ou des avant-toits, optimisation de la conception architecturale, ou encore recours à la ventilation naturelle, notamment nocturne.

Ces solutions présentent un avantage majeur : elles permettent de maîtriser les apports de chaleur sans augmenter la consommation énergétique.

Le rôle des solutions actives

Les systèmes de refroidissement actifs peuvent apporter un complément dans certaines situations. Toutefois, ils doivent être envisagés comme une réponse secondaire, après avoir pleinement exploité les solutions passives.

Un potentiel d’action encore largement disponible

Dans la majorité des cas, il est possible d’améliorer significativement le confort estival sans recourir à des transformations lourdes. Cela suppose néanmoins de changer d’approche : ne plus corriger a posteriori, mais intégrer ces enjeux dès la conception et dans la gestion du bâtiment.

Découvrez l’interview complète de Constantin Rey dans la vidéo ci-dessous.