Confort d’été des bâtiments : comment prévenir le risque de surchauffe ?
Publié le : 11 août 2026
Le confort d’été ne se résume ni à une température intérieure ni à la présence d’une climatisation.
À 27°C, tout le monde ne ressent pas la même chose. Dans une pièce ombragée, avec des parois relativement fraîches et un léger mouvement d’air, cette température peut rester supportable. Face à une baie vitrée chauffée par le soleil, dans une atmosphère humide et sans circulation d’air, elle devient très inconfortable.
C’est une question physique : le confort thermique dépend de la température de l’air, certes, mais aussi du rayonnement des vitrages et des parois, de l’humidité, de la vitesse de l’air, de l’activité et même de l’habillement des occupants.
Avant de climatiser, il faut d’abord comprendre comment la chaleur entre dans le bâtiment, où elle s’accumule, et quand elle peut être évacuée.
Fermer les protections solaires avant que le soleil ne chauffe les vitrages. Maintenir les fenêtres fermées tant que l’air extérieur est plus chaud, puis aérer dès qu’il fait plus frais, intensément la nuit et tôt le matin. Favoriser une ventilation traversante, éteindre les sources de chaleur inutiles.
Un point mérite d’être précisé : un ventilateur ne refroidit généralement pas le logement, mais il rafraîchit efficacement la personne. La ventilation nocturne, en revanche, peut refroidir réellement le bâtiment en évacuant la chaleur accumulée durant la journée, à condition que l’air extérieur soit suffisamment frais.
Un refroidissement actif peut toutefois devenir nécessaire dans certains bâtiments, pour certains usages ou pour les personnes vulnérables. Il faut d’abord réduire le besoin de froid, puis couvrir intelligemment le besoin résiduel.
À l’échelle d’un patrimoine immobilier, le défi est encore plus complexe. Les données climatiques permettent déjà d’identifier les bâtiments les plus exposés aux canicules et aux nuits tropicales. Mais elles ne nous disent pas encore lesquels surchaufferont réellement. Deux immeubles voisins peuvent se comporter très différemment selon leur orientation, leurs vitrages, leur toiture, leurs protections solaires, leur inertie et leur capacité à être ventilés pendant la nuit.
Chez Signa-Terre, notre valeur ajoutée consiste à croiser l’exposition climatique avec la connaissance réelle du bâtiment. Nous pouvons mesurer ou simuler les températures intérieures afin d’objectiver le risque réel de surchauffe, d’identifier précisément les bâtiments les plus à risque et d’adapter les solutions à chaque situation.
Après avoir appris à repérer les passoires thermiques, nous devons maintenant identifier les bâtiments qui risquent de devenir de véritables « bouilloires thermiques » en été.
Article réalisé par Signa-Terre